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SOMMAIRE
N 2
 

 

 




 

Ce jour-là l’homme resta là et pleura
Et le long de son nez coulèrent ses larmes

Où vas-tu ainsi au hasard
La vie que tu cherches, tu ne peux la trouver
Toi l’homme rassasie ton ventre
Recherche le plaisir jour et nuit
Quotidiennement fais la fête
Jour et nuit danse et joue de la musique
Revêts des vêtements propres
Que ta tête soit lavée et toi baigné d’eau
Regarde l’enfant qui te tient la main
C’est cela seulement le lot des hommes

 

 

 

L’homme est la mesure de toutes choses

 

 

Prologue

 

Ce qui différencie l’homme, sa singularité dans le vivant c’est la poésie accomplie ; ce que Marx appelle l’histoire sortie de sa préhistoire : la poésie faite par tous !

Ce que réalise le Capital, après la prise de possession technique de la nature, c’est l’unification humaine à travers le travail salarié, payé uniformément aux quatre coins du globe. Le stade spectaculaire, est cet accomplissement de l’économie politique, le reniement complet de l’homme et de sa nature, le triomphe de l’image du temps sur le temps historique.

Le fait humain est dépossédé, l’esprit des choses est devenu son esprit ; sous l’influence du spectacle, l’homme est devenu un être impersonnel, ce n’est plus un : il est foule, il est public marchand. 

La personnalité devient le spectateur impuissant de tout ce qui arrive à sa propre existence, parcelle isolée et

Intégrée à un système étranger.

La formation sociale du langage, et donc de la pensée, donne le la !

Transformer sa volupté en connaissance, contre l’état de confusion dans lequel se complaît notre époque paresseuse, me procure un étonnement délicieux.

Car à quoi sacrifie-t-on l’homme, le présent ? A l’espoir de meilleurs possibles, du futur ? Au rêve de quelques Harmonies ?…du mythe voilà tout ! Voilà le pourquoi de Rimbaud !! De son soi-disant mystère…

Penser juste c’est rencontrer le centre même de son époque, de son présent. 

L’expérience continu du réel, car le temps l’est ! 

Agir librement, prendre possession de soi dans le temps en s’inventant ou on n’est rien du tout ! Liberté libre….

L’impossibilité d’appréhender un monde, rend la vie illusoire, et la conscience se leurre dans la confusion du temps sans vie, au sens de la perte, et, de la question : lier l’expérience à sa propre existence. 

On peut être pour ou contre tels aspects qui se manifestent à la surface de ces représentations, d’où ces réactions Caucasiennes : écolo-féministe-racisme-sionisme-homosexiste-sans papiers ; Bourdieuseries de la décroissance, déconstructions à la Déritralala, on n’en est pas pour autant acteur de son temps, et nous avons tous notre singulière farce à jouer ! Mais quand cela a-t-il commencé ? Pascal disait déjà « …Il y a sans doute des lois naturelles mais cette belle raison corrompue a tout corrompu… ». Déchirante infortune ! 

Saint-Ambroise plus précis : c’est la nature qui a accordé le droit communiste, c’est la violence qui a donné naissance au droit de propriété privé.

Décidément le diable est bien vieux sous le ciel du spectacle.

Mais venons-en au gamin Rimbaud, à sa Parade sauvage et à son Génie.

 

 

 

 

 

 

Donc il s’est dégagé des humains suffrages. Pourquoi ? Comme cela ? Hé bien…c’était son droit ! Mais pouvait-il faire autrement ? Continuer à écrire, à illuminer ses cons-temps aux reins ? Si beaucoup ont écrit sur lui, peu, très peu en sont sortis vainqueur. Comprendre Rimbaud c’est faire usage de son temps, de son corps ! Il y eu quelques élus, mais bizarrement, ils se sont arrêtés en chemin, ou n’ont pas su ou pu tout dire. Enfin, voilà sans tarder ce qui m’occupe chez Rimbaud. 

 

 

 

I / 1854——1870 : Seize ans Enfance/Adolescence

II / 1870 : La guerre / Dix-neuf ans

III / 1870 : La Commune / Vingt et un ans

1V / Du Bateau Ivre aux illuminations/Saison en Enfer

V / Il quitte se continent où la folie rôde au moment même où son père meurt à Dijon le 17 Novembre 1878, le jour même il écrit sa lettre sur son exploit d’avoir traversé le Gothard.

 

 

 

Le temps et sa fluidité, me permettent d’aborder l’œuvre sous l’angle de l’expérience vécue, ce qui va écarter tous les commentaires purement littéraires, artistiques et branquignolesques, comme ceux qui s’intéressent à la courbure des « f » sur les manuscrits autographes

…recopiés ! 

Pourquoi Rimbaud écrit ? Parce qu’il s’est reconnu poète ! Mais est-ce suffisant ? Non ! Bien sûr. 

Très vite le père quitte la maison, et plus aucune présence paternel ou masculine dans son entourage immédiat. Peut-être un curé ou un autre du même acabit. Donc pas grand-chose de solide, de concret à se cogner. Un père cela sert aussi à ça ! Depuis le grand Sigmund ; même avant. Alors voilà notre arbrisseau, seul, ou presque, face à la mère. Ah j’oubliais ! Il écrit quelque part « je veux être  rentier ». Il a dix ans, il va au catéchisme ; comme à l’école, il se fait remarquer. Donc le môme pas dix ans, catho et rentier ! Calvin au secours vieille démangeaison ! Bah ! Laissons ce nègre brûler sur l’arc en ciel et revenons là ! 

Dans les compositions de classe tout comme dans ses premiers poèmes, je sens une pensée sensible, fragile, innocente même, mais une pensée virile ! Pour lui l’idéal de cette époque : « la pensée invincible, éternelle » ; wouaheu ! INVINCIBLE ETERNELLE. Il y a quelqu’un…c’est sûr ! Mais attendez ! on est seulement en 1870 ! Et personne, même le Vieux, Homère ! Ne sait que Rimbaud…si !…lui Ah quel lui ! il sait ! Il est des rares à le savoir, mais laissons…je risquerais de vous perdre. 

L’année 1870, il a seize ans et déjà son esprit en veut !

Le monde a soif d’amour, nous dit-il ; la Pensée saura Pourquoi !…

Pour bien comprendre la suite, ici j’intercale Clausewitz :

Se mettre au niveau de Rimbaud en 1870, ce n’est pas donné à n’importe quel amateur de poésie, sans quoi la bibliothèque serait foutrement sur-chargée…

Mais c’est sans crainte que je peux continuer, il y a peu d’élus en ces contrées.

 

 

 

Son père quitte le domicile conjugal quand Arthur Rimbaud n’a pas dix ans. 

La mère se déclare veuf Rimbaud, l’école et le catéchisme comme seul horizon, et, heureusement il y a tout autour la déesse nature qui veille sur lui. 

Un bruissement que faisaient les eaux argentés…abreuvé de l’eau du ruisseau…par les soirs bleus d’été…picoré par les blés…le vent baigner ma tête…J’irai loin bien loin, par la Nature…gagnant les riantes campagnes…je me plaisais à regarder au loin les champs, et à observer les heureux miracles de la terre printanière… 

A ce moment de sa vie, Rimbaud n’a pas grand-chose comme expérience existentielle concrète : l’alcool, le tabac, une amourette ou deux, une fugue ou deux, et déjà pas mal de lecture ; il est, aussi vrai que les autres de son âge, on encore moinse. 

Il est bien lancé dans sa ballade quand arrive la guerre : plus de bacho.

Il assistera au bombardement de sa ville, et il réagira à sa façon en se mettant de côté : pas de patrie à défendre. Il écrit le Dormeur du Val, tranquillement, le Mal, et finis cette drôle d’année avec le poème fantaisie, « sa » Bohème adorable. 

Ce doux frou-frou annonce un Oh ! là là !

La réalisation concrète de sa pensée invincible ! Adieu la mère catho, le père absent, bonjour la Grand Route !

Résumons ! nous sommes en 1870. 

Catho/rentier…collectionneur de prix, de concours, est publié dans des journaux, deux fugues avec un rêve pour l’hiver, une incarcération et déjà vingt-trois poèmes aux sujets très divers mais collants systématiquement à son présent, de ce qu’il vie. 

Une liberté totale sur l’envoi de ces écris, une assurance et un courage digne de sa pensée.

Une correspondance qui exprime un vif désir de vivre ses sensations, d’avoir du sang neuf, du bruit neuf, d’alimenter sa pensée en attendant que le corps ai bientôt sa part. Il lit beaucoup Hortense néanmoins, pendant que le pauvre Camus s’empestait dans son Algérie française…quel guignol !

La guerre n’est pas terminée qu’une révolution commence : La Commune.

Il continus à entretenir ses sensations, il li beaucoup, et rencontre même un assis, un douanier, qui grâce à leur zèle d’obstiné fonctionnaire, nous a donné deux splendides poèmes contre la crasse et les toiles d’araignées qui font sur lui l’essai de leur férocité, comme le chante si bien Baudelaire.

Il va écrire deux lettres qui font encore jaser. Il s’y déclare poète et voyant ; de plus il donne une leçon sur tous ses devanciers en les situant dans sa perspective poétique. Comme personne avant lui s’était permis de la faire, cette leçon, aussi simplement que cela lui appartenait en propre, j’entends par là, le résultat où ses devanciers s’étaient écroulés, ces horribles travailleurs ; il en fait usage, son propre usage. De plus, malheur aux suiveurs, il n’aime pas le milieu, c’est-à-dire les artistes, les intellectuels pour faire dans l’aujourd’hui ; non ! il aime les créateurs et manque de chance pour lui, il va tellement avancer qu’il va se retrouver en plein désert, même Nietzsche aura du mal à suivre, c’est dire si le gamin n’aime pas le milieu, et si il a trouvé l’ambroisie et le nectar vermeil : une vraie bénédiction ! 

Il a des désirs brutaux qui s’accrochent à leurs lèvres…et son cœur Robinsonne à travers les romans…je ne saurais vous expliquer.

Il appelle cela du « printemps ».

 

 

 

 

 

 

Ceux qui réagissent virilement sont peu nombreux comparés à la grande masse de ceux qui réagissent sexuellement …Verlaine, Nouveau, Claudel. 

En attendant la suite, un peu d’éternité…

L’aube– Au couchant. 

Saison nue, fluide où la nature invite à nos floraisons.

Le bleu lacrymal de nos yeux,

Dans nos corps pleurant l’hydrogène clartreux

Du bleu soufre, cratère argenté—En été !

Il y a…Un…son point fixe pour juger.

Il est chez lui et il a le temps…

Pas vraiment ! Il vend sa montre et Hop ! à Paris !

Il flâne, il passe, il apprend la capitale, seul !

La suite va montrer l’importance de ce séjour dans Paris où s’annonce partout la nécessité de la Commune. 

Il galère et comprends que sans quelques ronds de bronze…La sociale ou la misère. 

Rimbaud rentre et compose l’ouverture définitive qui va le projeter loin devant tous ses contemporains, voire ses suiveurs ; il écrit même un projet de constitution communiste, qui est à mettre en perspective des centres d’intérêts qui l’occupent en ce début d’année 1871. Arthur Rimbaud communiste ! Il prouve par-là, qu’il est très bien informé sur son époque a traversé. Il sait l’heure qu’il est ! Pardine !…

–Quand le 18 mars triomphe, il se range du côté des barricades, et affiche partout son merde à Dieu pour lui avoir souillé ses haleines!

–Quand il écris le 13 et le 15 mai 1871, pour objectiver ce qui l’occupe, ce qui lui permet de se dégager du bacho et du Christ, de la famille et de la province ; il entre à ce moment précis dans sa saison en enfer. Son engagement dans la bataille de Paris et ses deux lettres à Izambart et Demeny sont le point de départ, la porte de Dante pour Arthur Rimbaud : son enfer ! Il le quittera en Août 1873, soit deux années et quatre mois dans ces azurs blafards ; il sera à ce moment très précis celui qui souffre et qui s’est révolté !

Et si la Commune avait communier justement…hein !!

En attendant, juillet 1871 : ainsi il bava au poète à propos de fleurs, et, il embarqua son ivresse pour sa bataille avec Paris ! celui des poètes et donc de ses profondes espérances. Des Rêves pour lui et toujours ! Hélas trois fois Hélas !…à six minutes…

 

 

Un, bleu

Deux,–

Trois, vert

Quatre, rouge et Cinq jaune comme l’éternité retrouvé

Cinq doigts de roses du matin de la vie—

 

Ce matin l’éternité arrive

 

 

 

 

Mais avant ces Hélas, voyons ce voyant.

Il arrive au parnasse, en bateau perdu ivre d’eau, autant dire en enfant perdu. Peu vont le voir. Verlaine s’enflamme pour sa chère âme, et va être bousculé par ce gamin qui a en lui une musique, une science et des trésors à déployer. Cela Verlaine le sent mieux que tous ceux qui vont croiser Rimbaud à ce moment-là ! Il trouve cette grande âme prodigieusement armée en guerre, et va révéler à Rimbaud l’état du parnasse, de la suite où Baudelaire s’est affaissé. Il lui montre aussi, par ces scènes avec sa femme et sa vie bourgeoise, un drôle de ménage. Arthur Rimbaud va se promener chez Barbe Bleu, chez Banville, chez Forain, aux vilains bonhommes et retourne chez sa mère après cinq mois chez les poètes. Pendant trois mois il travaille à sa pensée qui lui réclame de larges tranches de temps. 

Du Bateau Ivre à la Rivière de Cassis, en passant par la Plus Haute Tour et Fêtes de la Patience, Voyelles et le Quatrain aux quatre couleurs, Rimbaud se dégage et s’engage dans de nouvelles contrées poétiques. Il travaince beaucoup, arrivé seul, là ! où il dit beaucoup à sa pensée. Il lui a fallu dix nuits, Ulysse dix ans.

Zut alors !

Résumons. De la guerre à la Commune, et jusqu’à la fin de l’année 1871, Arthur Rimbaud traverse tous ses contemporains, ses devanciers et aborde au rivage des horizons nouveaux. C’est cette même année qu’il écrit : Un Cœur Sous Une Soutane, le Petchèvre et les Déserts de l’Amour. Il en veut le bougre ! Qui n’en serait pas jaloux comme une femme!

Il va devoir maintenant supporter, assumer ses écris, face au milieu qui est resté trop artiste et qu’il va quitter dès l’année 1872, et ce, quel que soit le résultat du dernier séjour avec Verlaine ; Rimbaud commence à voir la suite. Ici la moisissure s’étend…2012 la moisissure est partout, 140 piges après !

Juste-ment voyons la suite.

Il va écrire ses derniers poèmes en vers et partir ; voyager qui a été sa secrète et tenace ambition.

Finis l’heure du cher cœur ? Pas encore ! La vierge folle rôde dans les parages, because the money…et qui d’autres avec qui il pourrai… ? va pour Lui ! 

Le 7 juillet 1872 est une date que la poésie a saluée en Rimbaud. 

L’enfant « Gêneur » part seul en Belgique, Verlaine le rejoint et vont passer ensemble chez William le vénitien. 

Mouvements.

     Le mouvement de lacet sur la berge des chutes du fleuve,
Le gouffre à l’étambot,
La célérité de la rampe,
L’énorme passade du courant
Mènent par les lumières inouïes
Et la nouveauté chimique
Les voyageurs entourés des trombes du val
Et du strom.

     Ce sont les conquérants du monde
Cherchant la fortune chimique personnelle,
Le sport et le confort voyagent avec eux;

     Ils emmènent l’éducation
Des races, des classes et des bêtes, sur ce vaisseau
Repos et vertige
A la lumière diluvienne,
Aux terribles soirs d’étude.

     Car de la causerie parmi les appareils, le sang, les fleurs, le feu, les bijoux,
Des comptes agités à ce bord fuyard,
– On voit, roulant comme une digue au-delà de la route hydraulique motrice,
Monstrueux, s’éclairant sans fin, – leur stock d’études;
Eux chassés dans l’extase harmonique,
Et l’héroïsme de la découverte.

     Aux accidents atmosphériques les plus surprenants,
Un couple de jeunesse, s’isole sur l’arche,
– Est-ce ancienne sauvagerie qu’on pardonne? –
Et chante et se poste.

Qu’est se qui s’y passe réellement pour Poésie? 

 

 

 Après le Déluge

 

     Aussitôt après que l’idée du Déluge se fut rassise,
Un lièvre s’arrêta dans les sainfoins et les clochettes mouvantes, et dit sa prière à l’arc-en-ciel, à travers la toile de l’araignée.
Oh! les pierres précieuses qui se cachaient, – les fleurs qui regardaient déjà.
Dans la grande rue sale, les étals se dressèrent, et l’on tira les barques vers la mer étagée là-haut comme sur les gravures.
Le sang coula, chez Barbe-Bleue, aux abattoirs, dans les cirques, où le sceau de Dieu blêmit les fenêtres. Le sang et le lait coulèrent.
Les castors bâtirent. Les “mazagrans” fumèrent dans les estaminets.
Dans la grande maison de vitres encore ruisselante, les enfants en deuil regardèrent les merveilleuses images.
Une porte claqua, et, sur la place du hameau, l’enfant tourna ses bras, compris des girouettes et des coqs des clochers de partout, sous l’éclatante giboulée.
Madame *** établit un piano dans les Alpes. La messe et les premières communions se célébrèrent aux cent mille autels de la cathédrale.
Les caravanes partirent. Et le Splendide-Hôtel fut bâti dans le chaos de glaces et de nuit du pôle.
Depuis lors, la Lune entendit les chacals piaulant par les déserts de thym, – et les églogues en sabots grognant dans le verger. Puis, dans la futaie violette, bourgeonnante, Eucharis me dit que c’était le printemps.
Sourds, étang; – écume, roule sur le pont et passe par-dessus les bois; – draps noirs et orgues, éclairs et tonnerres, montez et roulez; – eaux et tristesses, montez et relevez les déluges.
Car depuis qu’ils se sont dissipés, – oh, les pierres précieuses s’enfouissant, et les fleurs ouvertes! – c’est un ennui! et la Reine, la Sorcière qui allume sa braise dans le pot de terre, ne voudra jamais nous raconter ce qu’elle sait, et que nous ignorons!

Cela emmerde beaucoup de monde !  Aujourd’hui plus qu’hier ? Non ! pas vraiment. Barbe Bleu était le nom d’un petit parc à Montmartre.

Donc, entre cette date juillet 1872 et fin décembre, le poète n’a rien écris, ou du moins pas trace de quoi que ce soit. Ah mais si ! il y a des petits petites proses poèmes. Oui ! Mais !…ces des plates machin, des illu lulu les ILLUMINATIONS ! oh lala ! ils vont en faire un bordel ! un boucan ! pas possible il les as écris la ! non ! vrai c’est un cauchemar ! hi !hi ! oui ! Attendez la suite vous êtes aux premières loges mes salauds et je …

Bon voila. 

En Août il écrit sa Honte et sa Faim.

Dans Bruxelles il parle déjà de silence car c’est trop beau, oui ! vraiment, alors taisons nous !

Quelques plus loin dans ce brouillard triste et blêmi, juste-ment…

Arrêtons-nous et allons voir du côté du Beau-de-l’air, ce sacré faiseur de temps, même si trop artiste, regardons quand même.

Que penser de son poème Voyage ? Enfin ! vous, moi, mais Rimbaud ! lui, le grand ! le ce qu’on voudras, mais écoutons le Charles…

L’univers n’est qu’un appétit d’enfant

Berçant son infini sur le fini des mers

Fuir la Circé tyrannique 

Mais les seuls voyageurs sont ceux qui partent !

Pour partir.

Et voila notre Rimbaud qui s’éclaire à la clarté des lampes

Et vous n’avez jamais su son nom : mais…Allons !

Nulle part, n’importe où ! Ouvre l’œil ! 

Enfer ! c’est un écueil .

Ce qu’a vu Rimbaud chez Baudelaire, c’est des astres !

Et des flots ; la gloire du soleil sur la mer violette,

La gloire des cités dans le soleil couchant,

Te voila ! c’est ta force ! Nulle part…

Arrivé de nulle part, tu t’en iras partout !

Ruine ce vieux monde, et puis, et puis encore,

…stop ! mais alors stop ! Je pars trop vite, trop loin ! il faut s’expliquer, bon, je m’explique !

Voilà ! c’est fait ! Donc il s’évade ! il s’évade comme les apôtres, à qui rien ne suffit, car lui, il a trouvé sa formule au fond de l’inconnu pour des formes nouvelles…. et puis que faire avec des artistes comme il ne faut plus…Rien ! Sa fortune chimique personnelle,

Sa chance, son Athéna.

Regardons maintenant un petit peu du côté de sa correspondance, celle d’avec le Delahaye entre juin 1872 et mai 1873, soit une année.

A son ami : 

« …les habitudes n’offrent pas des consolations aux pitoyables jours… il faut que tu te tourmentes beaucoup…les abrutissements doivent s’exécuter…». 

Lui : il travaince toute la nuit. De minuit à cinq heures du matin. A trois heures, les oiseaux, les arbres, plus de travaille. Il est saisi par cette heure indicible. Ce qui le ravi, ici, à Paris, le premier matin d’été, et les soirs de décembre. Et voilà. Merde au temps et courage.

Au réveil il était midi. Aube.

     J’ai embrassé l’aube d’été.

     Rien ne bougeait encore au front des palais. L’eau était morte. Les camps d’ombre ne quittaient pas la route du bois. J’ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries se regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.

     La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.

     Je ris au wasserfall qui s’échevela à travers les sapins: à la cime argentée je reconnus la déesse.

     Alors je levai un à un les voiles. Dans l’allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l’ai dénoncée au coq. A la grand’ville, elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et, courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.

     En haut de la route, près d’un bois de lauriers, je l’ai entourée avec ses voiles amassés, et j’ai senti un peu son immense corps. L’aube et l’enfant tombèrent au bas du bois.

     Au réveil, il était midi.

Si on va plus loin, Rimbaud n’aurait rien écris, à part les feuillets sur Samarie, Galilée et Beith-saïda(un recto verso plus une demi page type pléiade), pendant un an ! De l’été 1872 à l’été 1873, rien ! macache wouhalo ! Il était sûrement en croisière avec le Christ, et Verlaine le malin, n’y a rien vu. Cela fait pas sérieux ! Allons messieurs de la bonne pensée ! quand on regarde le mouvement de ses trois années, soulevé un peu le moisi, là ! oui encore…la couche est pas mal grosse, vrai !…quelle saloperie cette moisissure depuis le grand Charles !

Les trois années précédentes donc, pas un instant il ne s’arrête d’écrire, de se créer dans les remuements. Je rappelle les termes de sa correspondance avec Delahaye daté de Mai 1873, où il lui indique que son sort dépend de quelques histoires atroces à inventer, et qu’il n’arrive pas ici, à Charleville Laïtou à inventer des atrocités. Il en a déjà trois. 

Mais diable ! pourquoi son sort en dépend ? Et pourquoi à ce moment ? Tout simplement, Rimbaud voit la suite, la suite d’après le déluge…la Reine ! la Sorcière !…? Non ! 

Après ses deux départs en décembre 1872, et Avril 1873 de Londres pour Charleville où il commence la fin de son enfer en écrivant ce qui deviendras un « brouillon » de la saison. Départ.

Assez vu. La vision s’est rencontrée à tous les airs.
Assez eu. Rumeurs des villes, le soir, et au soleil, et toujours.
Assez connu. Les arrêts de la vie. – O rumeurs et Visions!
Départ dans l’affection et le bruit neufs.

Que peut écrire Rimbaud à ce moment-là ? Le résumé de ses atroces histoires. Elles sont aux nombres de trois : 

  1. La Commune non réalisée, la préhistoire selon Karl 
  2. La vierge folle et son délire, le Mal d’Aurore selon le Comte
  3. La poésie et la mort de l’art, sa moderne Olympia.

Son livre, sa saison en enfer, est un résumé de ce qu’il a vécu, ce qu’il a cru et ce qu’il va quitter. Plus qu’un résumé, c’est une analyse en profondeur de son moment, à travers la création, littéraire et autres, la situation sociale, et sa réalisation amoureuse.

Avant d’aller plus loin dans ces atrocités, faisons le dernier voyage, non en terre sainte manant, mais dans la capitale du Capital.

Le 24 Mai 1873, Arthur Rimbaud rejoint Paul Verlaine pour la dernière fois. Il a reçu une lettre qui ne lui laisse entrevoir aucune issue avec le Loyola, qui venait d’être informé du livre nègre en cours, par Delahaye. Verlaine fait l’imbécile, mais nous livre une information non négligeable : tu auras bientôt « tes fragments ».

Tiens des fragments…Littré c’est quoi des fragments dans la bouche du poète aux sanglots monotones ? Bah ! rien que des trucs machins de la Chose…quoi !

Quand ils sont à Londres, chacun sait qu’ils sont à la fin de leur histoire, mais voilà, Rimbaud a dégainé le premier, et Verlaine l’a pressentie au moment du départ du cher Arthur en décembre 1872. Un coup de Génie, n’abolira jamais le hasard.

Il est l’affection et le présent, puisqu’il a fait la maison ouverte à l’hiver écumeux et à la rumeur de l’été, lui qui a purifié les boissons et les aliments, lui qui est le charme des lieux fuyants et le délice surhumain des stations. Il est l’affection et l’avenir, la force et l’amour que nous, debout dans les rages et les ennuis, nous voyons passer dans le ciel de tempête et les drapeaux d’extase.

Il est l’amour, mesure parfaite et réinventée, raison merveilleuse et imprévue, et l’éternité : machine aimée des qualités fatales. Nous avons tous eu l’épouvante de sa concession et de la nôtre : ô jouissance de notre santé, élan de nos facultés, affection égoïste et passion pour lui, lui qui nous aime pour sa vie infinie…

Et nous nous le rappelons, et il voyage… Et si l’Adoration s’en va, sonne, sa promesse sonne : “Arrière ces superstitions, ces anciens corps, ces ménages et ces âges. C’est cette époque-ci qui a sombré !”

Il ne s’en ira pas, il ne redescendra pas d’un ciel, il n’accomplira pas la rédemption des colères de femmes et des gaîtés des hommes et de tout ce péché : car c’est fait, lui étant, et étant aimé.

O ses souffles, ses têtes, ses courses ; la terrible célérité de la perfection des formes et de l’action.
O fécondité de l’esprit et immensité de l’univers.
Son corps ! Le dégagement rêvé, le brisement de la grâce croisée de violence nouvelle !
Sa vue, sa vue ! tous les agenouillages anciens et les peines relevés à sa suite.
Son jour ! l’abolition de toutes souffrances sonores et mouvantes dans la musique plus intense.
Son pas ! les migrations plus énormes que les anciennes invasions.
O lui et nous ! l’orgueil plus bienveillant que les charités perdues.
O monde ! et le chant clair des malheurs nouveaux !
Il nous a connus tous et nous a tous aimés. Sachons, cette nuit d’hiver, de cap en cap, du pôle tumultueux au château, de la foule à la plage, de regards en regards, forces et sentiments las, le héler et le voir, et le renvoyer, et sous les marées et au haut des déserts de neige, suivre ses vues, ses souffles, son corps, son jour.

Lui étant, aimé et aimant. 

Ce qui intéresse notre recherche, c’est pourquoi Verlaine ne veut pas lâcher Rimbaud tout en créant les conditions du clash, il suffit d’alimenter Arthur en monnaie et il reste tranquille, du moins encore quelques temps, juste de quoi sortir de cet enfer. Mais voilà, il pète un boulon et tire sur Rimbaud, Rimbaud qui comprend l’erreur d’être revenus si tôt, sachant son ami en crise. Mais là encore, because the monaye. 

Maintenant il est temps de savoir quand et quoi à écris notre poète.

Son corps ! Le dégagement rêvé, le brisement de la grâce croisée de violence nouvelle ! 

Il est clair qu’il a écri sans discontinué jusqu’à la fin de sa saison enfer, et même au-delà. Il fait comme Baudelaire, il se répète. Dans la saison comme dans les proses, les même thèmes reviennent, avec des images très proches, voire à l’instar de Lautr é a moi, le célèbre jeune Comte, il plagiat systématiquement dans un sens, dans l’autre,…il est chez lui !

Si on trouve lequel des deux textes est plagié, on sait des illuminations ou de la saison, ce qui est écrit en dernier et de façon incontestable. Alors allons-y !

Je prends pour ordre des poèmes en proses celui fait part Rimbaud .

 

 

 

Cinq parties pour les comprendre dans leurs rythmes.

  1. I/ Après le déluge ; Enfance ; Conte ; Parade ; 

Que nous disent ces quatre premiers fragments ?

Un état des lieux d’où Rimbaud est partis et avec quoi en tête ; il est parti de ce qui était là ! Et de rien d’autres !!

…Lièvre avec l’arc en ciel, dans le parc Barbe-Bleue… Oh! les pierres précieuses qui se cachaient, – les fleurs qui regardaient déjà…Depuis lors…car depuis… oh, les pierres précieuses s’enfouissant, et les fleurs ouvertes! C’est un ennui, l’heure du cher corps, du cher cœur…Heureusement les talus le berçaient parmi des bêtes d’une élégance fabuleuse…enfin il y a…il y a même quelqu’un qui vous chasse au cas où la soif et la faim réclame.

Cela n’est rien…il est le saint piéton savant qui crée la fin du monde en s’avançant ! Je suis maître du silence !

que je suis idiot de relire ces journaux, ces livres sans intérêt.

Aux heures d’amertumes…saphirs …métal..

Il prévoyait d’étonnantes révolutions de l’amour…mais ici-bas…ce Prince décéda, dans son palais, à un âge ordinaire…

La musique savante manque à notre désir. Sans besoin, et peu pressés de mettre en œuvre leurs brillantes facultés et leur expérience de vos consciences. Quels hommes mûres! comme l’histoire ou les religions ne l’ont jamais été ! Cela dure une minute, ou des mois entiers !

J’ai seul la clef de cette parade sauvage.

Remarquez, on peut avoir la sienne…à chacun sa clef selon…

 

II/A Antique ; Being Beauteous ; Vies ;

Où dort le double sexe.

Promène-toi la nuit, en mouvant doucement cette cuisse, cette seconde cuisse, et cette jambe de gauche

Oh ! nos corps sont revêtus d’un nouveau corps amoureux

Je vois la suite! Ma sagesse est aussi dédaignée que le chaos. Qu’est mon néant, auprès de la stupeur qui vous attends?

J’ai trouvé quelque chose comme la clef de l’amour. A présent, gentilhomme d’une campagne maigre au ciel sobre, j’essaie de m’émouvoir au souvenir de l’enfance mendiante, de l’apprentissage ou de l’arrivée en sabots, des polémiques, des cinq ou six veuvages, et quelques noces où ma forte tête m’empêcha de monter au diapason des camarades

J’ai illustré la comédie humaine.

J’ai appris l’histoire.

J’ai brassé mon sang. Mon devoir m’est remis. Il ne faut même plus songer à cela. Je suis réellement d’outre-tombe, et pas de commissions.

II/B 1/Départ ; Royauté ; A une raison ; Matinée d’ivresse ; Phrases

Départ dans l’affection et le bruit neufs!

Arrivée de toujours, tu t’en iras partout.

Nous t’affirmons, méthode!

Parez-vous, dansez, riez. Je ne pourrai jamais envoyer l’Amour par la fenêtre…, je vous vois, mes filles! mes reines!

Je sais aujourd’hui saluer la beauté.

 

 

III/ Ouvriers ; Les Ponts ; Ville ; Ornières ; Villes ; Vagabonds ; Villes

Je veux que ce bras durci ne traîne plus une chère image

Un rayon blanc, tombant du haut du ciel, anéantit cette comédie.

Je dus voyager, distraire les enchantements assemblés sur mon cerveau. Sur la mer, que j’aimais comme si elle eût dû me laver d’une souillure, je voyais se lever la croix consolatrice. J’avais été damné par l’arc-en-ciel. Le Bonheur était ma fatalité, mon remords, mon vers : ma vie serait toujours trop immense pour être dévouée à la force et à la beauté.

 

IV/ Veillées ; Mystique ; Aube ; Fleurs ; Nocturne Vulgaire ; 

Quelquefois je vois au ciel des plages sans fin couvertes de blanches nations en joie. Un grand vaisseau d’or, au-dessus de moi, agite ses pavillons multicolores sous les brises du matin. J’ai créé toutes les fêtes, tous les triomphes, tous les drames. J’ai essayé d’inventer de nouvelles fleurs, de nouveaux astres, de nouvelles chairs, de nouvelles langues. J’ai cru acquérir des pouvoirs surnaturels

  1. V/ Marine ; Fête d’Hivers ; Angoisse ; Métropolitain ; Barbare

Jeunesse de cet être-ci : moi, (lui, Rimbaud) de toute façon partout, et la Vampire et les autres fantasmagories, de toute façon—ta force.

Bien après les jours et les saisons. Douceurs ! O monde ! O musique !…heurté par des tourbillons de lumière. Restitution de la franchise première.

Pourquoi un monde moderne, si de pareils poisons s’inventent ! Le monde ! les marchands, les naïfs !

L’homme se joue, source de mes divagations spirituelles. Le monde n’a pas d’âge, déplace-toi, la science ne va pas assez vite pour nous ! Redoute la saison du confort, cet enfer, vois au ciel des plages sans fin couvertes de blanches nations. J’ai cru acquérir, mais allons, il faut-être absolument moderne, et on se passera de moi…lui, Rimbaud. J’exècre la misère, les amis de la mort, mais, saluer la naissance du travail nouveau ! Adorer les premiers ! Noël sur la terre ! La marche des peuples.

Point de quantiques : tenir le pas gagné. Armés d’une ardente patience, posséder la vérité dans mon âme et mon corps.

Maintenant regardons le Brouillon de la Saison.

Il manque « bizarrement » le feuillet de la partie I de Délires : Vierge Folle. Les fragments dont parle Verlaine dans sa correspondance à diverses reprises, 

c’est quoi au juste ? Et pourquoi on a presque que tout le brouillon excepté cette partie ! Verlaine l’a détruite, et personne ne la retrouveras. L’écart entre les deux moments aurait été très éclairant sur le docteur satanique ! Mais enfin que voulez-vous, le Bouillanne de Lacoste s’intéresse aux effes aux boucles des f ! Et comme beaucoup de lecteurs, de critiques titéraires, ils font confiance au poète des sanglots monotones contre Rimbaud. Moi c’est Rimbaud ! Sa poésie ! Sa prose et ce qu’il dit, écris, fait ou pas…en un mot sa ballllade qui me donne le là !! Je n’ai aucunement besoin de lire Verlaine pour accéder à Arthur. L’inverse n’est pas possible. …resonge à ce que tu étais avant de me connaître…écris Arthur le 5 juillet 1873. Le 18 mai 1873, soit sept semaines avant le dernier couac, Verlaine lui annonce …tu auras bientôt tes fragments…Dans sa lettre à Delahaye daté Laïtou, il annonce à son ami qu’il déjà trois pièces et qu’il lui reste une demi douzaine à inventer : 3 + ½ de 12 = 9, et qu’il a besoin du Faust et de Shakespeare pour ce travail.

Dans la version définitive il y a neuf pièces si on compte l’ouverture au cher Satan. Esprit clair, concis. Pensée virile ! avant de retourner vers le dernier couac ! Arthur Rimbaud est déjà très avancé dans son travail et Verlaine le sait mieux que personne. Arthur n’est pas dupe quand Verlaine lui demande de récupérer ses affaires, qu’il écrit à la Miss Smith : il le nomme « petit » ah ! ah ! Cher petit…à moi ? mais pourquoi tu n’écris pas à lui… à Arthur ! Gros petit malin…ton idée bien sincère !! à Londres pour moi ? Pour Rimbaud ?…

Bah ! dis-nous seulement au dos de quoi a été écris Délires I…Aller cher Paul, dit le nous ! Non ? Pas grave, on sait quand même que tu as recopié de ta main des fragments, des pièces, mais pourquoi pas celle -là ? ou plutôt, pourquoi ta recopié ces pièces…sur lesquelles il y avait le brouillon de délire I ? Aller dit le nous !

Il est clair que, au dos de certaines pièces recopiées par Paul Verlaine, se trouvais le brouillon de Délire I…

« Tu auras bientôt, c’est-à-dire jamais ! tes fragments dans leur totalité ».

Toute la suite des correspondances, des préfaces, des etc…de Verlaine au sujet des écris de Rimbaud, est à comprendre avec cette destruction d’une partie du brouillon d’une saison en enfer.

Je ne voudrais pas que ma compagne ou mon…raconte notre idylle avec un tel titre : Hiroshima mon amour…non ! A toi. Je t’attends. En Enfer…bien attendus ! 

Dans vierge folle Rimbaud nous explique pourquoi il a quitté Verlaine et son « monde » ! Le monde de Verlaine ? Un dégoût de la bourgeoisie, de ses mœurs. La commune et sa défaite. Sa femme et sa mère. Son fils et ses lâchetés. Mais il y a aussi la poésie des sanglots monotones. La sexualité de Verlaine est à Rimbaud ce que la poésie de Rimbaud est à Verlaine. 

Voilà pourquoi, si on est un peu sérieux, la vierge folle est Verlaine chargé de l’amour de Rimbaud, de l’attachement d’Arthur à Paul. La vierge folle c’est Verlaine aimé par Rimbaud. Habité par le corps de Rimbaud. C’est Rimbaud pris en charge par Verlaine . La charité de Verlaine envers Arthur est le nœud gordien de leur relation à partir de l’automne 1872. On voit la suite. L’argent de Verlaine et de Nouveau est ce qui va motiver Rimbaud à quitter ce continent cancéreux. Il paye trop cher la charité de Verlaine et plus tard l’entretient du Nouveau. Il édite la Saison suite à la fin de sa relation avec Verlaine, et il aurait pu, dans le même dégagement, publié ce qu’on nomme les Illuminations après les mesquineries de Nouveau. Il a bien vu la suite ! Avec la confiance il aurait pu être sauvé ! Mais voilà ! Il faut et lui ne veut plus de il faut !… Je nous voyais comme deux bons enfants…je te comprends…Dans le paradis de la tristesse…

La difficulté à laquelle se sont exposés les commentateurs de l’œuvre de Rimbaud, c’est qu’ils ne l’ont pas pris dans sa totalité ! Ils séparent ! Voilà leur problème, vivant dans un monde où la critique de la séparation leur échappe, Rimbaud et bien d’autres deviennent incompréhensifs, mystérieux pour ne pas dire mystique !

Breton qui a très bien vu le gamin Arthur n’a pas vu que pour l’auteur de la saison, Dieu vaut la raison, il met le système Dieu à égal du système scientifique de la raison.

Le plus élémentaires physicien sent qu’il n’est plus possible de se soumettre !

Il est bien sorti de la religion mais vu, les azurs blafards et l’échec de la Commune, ce qu’il voi immédiatement et dans la suite, l’amène à littéralement tout balancé !

Il est très explicite, et le dit littéralement là aussi ! Toute cette alchimie, cette voyance poétique pour finir par manger des légumes aqueux et avoir une vie française, on s’est passé de Lui ! On n’a toujours pas accepté ce choix ! Arthur Rimbaud quitte ce continent où il a asse connu ces zozos là ! Un beau dégoût pour cette sottise qu’est l’art ! Il avait un côté situ.

La même magie bourgeoise à tous les points !

Revenons au problème qui a fait couler beaucoup d’encre inutilement.

Les illuminations après la saison ou le contraire ? 

Et bien en partant tout simplement des considérations historiques de la question posée, la saison est une des illuminations ! Elle est la dernière car elle les contient toutes !

Pas une idée, une image poétique qui ne soit dans une des petites proses, les plates machines du doctor, et qui ne soit pas dans la Saison ! Elle est la dernière série, neuf au total, des illuminations. Ce qui viens après ce moment est sans sa valeur historique pour Poésie, juste des ruses pour ronds de bronze.

 

Concluons . 

Rimbaud après le dernier couac à Londres, rentre précipitamment chez la mother et pulvérise, par un effet catalyseur, que seul ceux qui ont vécu un pareil moment de détresse comprennent, Rimbaud dans un mouvement sans précédent pour lui, mets à nu sa création, son moment historique et traverse son époque, non pas comme une météorite Monsieur Mallarmé, mais comme un homme ayant conquis sa liberté libre tenant le système ! 

Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d’hommes, et que, comme la justice n’est pas de ce monde mais dans l’éther, à Dieu seul pas ici-bas !

L’heure est très sévère malheureusement, mais on est résolus à tenir et comme cela je peux posséder une âme et un corps. 

C’est aussi simple qu’une phrase musicale.

La danse et la voix à présent seulement apprécié. Je note que la danse est le chant du corps et que la voix chante l’âme.

J’appelle cela du printemps !

 

Décembre 2009/Juillet 2014